Le Front National n’est ni économiquement, ni socialement de gauche , ses partisans non plus !

Définitivement, non. Jean-Marie Le Pen avançait déjà ce slogan : «  le FN est socialement de gauche, économiquement de droite » de façon a créer une sorte de pont qui aurait permis d’attirer les « déçus de la gauche ». Maintenant, l’idée s’est tellement bien répandue que l’on présente maintenant le programme économique du FN comme étant proche d’un programme de gauche, même d’extrême-gauche ! Le FN serait donc maintenant économiquement ET socialement de gauche. Il ne voudrait donc pas seulement s’en inspirer mais la supplanter, la squatter. C’est-à-dire que le FN n’en est plus à « inviter » son électorat potentiel à voter pour lui, il vient maintenant mettre le pied dans la porte pour s’installer dans ses meubles. Ce qu’elle a fait aussi en partie avec la Droite, aucun vivier n’est à négliger.
Il suffit de lire le programme du Front National sur son site pour se rendre compte qu’il s’agit bien d’un parti d’extrême-droite et seulement d’extrême-droite. Le projet qui concerne l’économie prime sur tous les autres et s’il n’y avait pas cinq millions de chômeurs, d’accord, le problème concernant la progression du FN ne se poserait pas mais les questions sur l’Europe ou l’immigration non plus. C’est pourquoi les projets du FN en matière d’économie exigent une attention toute particulière.

Le noyau central semble être le sort qui pourrait être réservé aux syndicats si Marine Le Pen devenait Présidente de la République. Lisons le dernier paragraphe de la rubrique «Emploi, réindustrialisation et PME/PMI » :

« Une grande réforme des syndicats sera mise en œuvre avec comme objectif principal d’assurer une meilleure représention des salariés. Le monopole de représentativité institué après la Libération sera supprimé, et les modalités d’élections des représentants des salariés seront revues. Des syndicats plus représentatifs travailleront mieux à la réelle défense des intérêts des salariés : ils seront en effet plus à même d’entrer dans des logiques de concertation constructives et moins tentés de recourir à un rapport de forces (grève, manifestation) pour pallier leur manque de légitimité. »

Au passage, le texte, écrit vraisemblablement pour la campagne de 2012, n’a été jamais corrigé ou/et jamais relu par quiconque, il contient une belle faute de frappe ( un lapsus clavis ? ) où sembleraient mieux sonner les mots « répréhension » ou « répression » que « représentation » (!)

Le FN prévoit donc de réformer, en fait de supprimer comme il est dit, les syndicats représentatifs . Il n’y a pas mille autres solutions : les syndicats seront sous la tutelle de l’Etat. Pour résumer, il n’y aura plus de syndicats ou alors un syndicat unique auquel il sera obligatoire d’adhérer ( les modalités d’élection seront revues… ).
« Moins tenté de recourir à un rapport de force », et pour cause ! Rien de moins qu’un euphémisme pour exprimer la volonté d’anéantir une force pour se l’approprier totalement.

Afin de séduire, le FN propose l’augmentation des petits salaires de 200 euros par mois. Cette mesure, dans cet optique, correspond moins à la volonté de vous offrir un peu de bien-être qu’au fait d’acheter ( à crédit ! ) votre voix et paradoxalement, votre silence.

Et rien ne dit que cet avantage soit donné, puis repris. Il n’y aura, de toutes façons, plus personne pour protester…rien ne dit non plus que tout ce qui a été acquis ( par qui ? Question de quiz… ) depuis quatre-vingts ans ne soit pas remis en cause. Sans contre-pouvoir, il n’y aura de pouvoir que celui du FN.

L’autre point concerne l’apprentissage. Il serait question d’abaisser l’âge minimum de l’accès à l’apprentissage à 14 ans. Voici le texte tiré de la rubrique « Emploi, artisanat et commerce » :

« Parce qu’il est le meilleur outil de formation et un puissant vecteur d’insertion dans l’artisanat, l’apprentissage sera valorisé dans le cadre de la réforme de l’enseignement professionnel que nous engagerons. L’objectif sera de passer à la fin du quinquennat à environ 700 000 d’apprentis contre 500 000 aujourd’hui (en Allemagne, on compte 1,5 millions d’apprentis). La suppression du collège unique et la valorisation des filières professionnelles participeront de cet effort : l’orientation vers les filières professionnelles sera en effet accrue. Dans le cadre de cet enseignement professionnel, on veillera à une formation de qualité sur les savoirs de base (lecture, écriture, calcul) dans la mesure où l’illettrisme des apprentis est un phénomène croissant qui inquiète les artisans en accueillant. ( ?? NDA)
L’Etat invitera les régions à renforcer leurs efforts financiers en faveur de l’apprentissage.
L’abaissement à 14 ans de l’âge plancher pour pouvoir bénéficier d’un contrat d’apprentissage sera décidé. »

Comment peut-on décider du destin d’un adolescent qui se trouve peut-être, s’il a redoublé une fois, en Quatrième ? Est-ce une incitation à bien se tenir ? Il n’est même pas question de s’interroger sur l’Education, les améliorations qu’on pourrait y apporter, et sur la responsabilité de la Société. Cette mesure est l’exemple type d’une idéologie qui tend à nier que l’origine sociale d’un individu, son histoire, pourraient être liée à sa situation actuelle.

Et dans le paragraphe suivant « Soutien à la création d’entreprise » : « L’esprit d’entreprise fera l’objet d’une place plus importante dans les programmes scolaires des collégiens et lycéens…dans le cadre des cours de géographie au collège et des cours de sciences économiques et sociales au lycée…on valorisera l’esprit d’entreprise ». C’est-à-dire que, si l’on ne vous met pas prématurément à la porte de l’Ecole, l’on vous bourrera le crâne…

En rapprochant ces deux points, on peut constater que l’on peut difficilement aborder le sujet de l’économie sans se pencher sur des questions d’ordre social. On ne peut dissocier l’un et l’autre, comme on ne peut dissocier le travail des conditions qu’il exige telles que le consentement, le droit de se défendre ou de s’exprimer. De la même façon, on ne peut être à la fois à gauche et à droite, économiquement ou socialement, ou de n’importe quelle façon.

Se définir comme étant de gauche, quelquefois de droite, tantôt être ni l’un ni l’autre pour pouvoir mieux critiquer le « système », tantôt les deux pour récolter des suffrages est un comportement bien singulier… L’idée d’être partout et nulle part, en même temps ou de façon successive, est un comportement bien effrayant mais apparemment attirant. Comme un sketch de Raymond Devos ou une pièce de Ionesco. Sauf que l’on n’est pas dans la comédie ou le jeu, lorsque l’on va à un spectacle, on en ressort libre.

Lorsque l’on donne sa voix au FN, qu’on la reprend momentanément pour l’attribuer à un autre parti, qu’on la donne de nouveau au FN, il se peut qu’à un moment, on ne vous la rende pas. Ou alors, qu’on n’en ait plus besoin, ce qui revient au même. Une fois le FN en place, « les modalités d’élection » pourraient être elles aussi, « revues ».
Le FN essaye tous les masques et laissera découvrir son visage que lorsqu’il sera arrivé à ses fins. On le connaît en partie. Il est question de se replier sur soi-même, de ne rien offrir aux autres de peur que l’on nous demande plus, de nous imposer qui nous devrons aimer ou haïr…et surtout, de nous imposer une norme. Mais rien ne garantit que nous soyons à l’abri d’autres « surprises ».

L’économie est une affaire de confiance et de partage au même titre que le social et il n’est pas certain que ces conditions soient réunies, que le climat soit propice au progrès économique et social, si le pays devait être dirigé par l’extrême-droite.

Le FN est bien socialement, économiquement, idéologiquement un parti d’extrême-droite, le moment est peut-être venu, autant du côté de ses dirigeants que de son électorat, d’assumer entièrement son appartenance.

Ce serait une base saine pour débattre sainement.

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Une petite ville nazie ( résumé du livre de W.S. Allen – 1965 )

Préface d’Alfred Grosser

Wie konnte es geschehen ? « Comment cela a-t-il pu arriver ? William Allen n’étudie qu ‘une seule petite ville, Thalburg, en réalité Northeim, afin de mieux comprendre l’Allemagne des années 30 dans son ensemble. Après 1929, le nombre de chômeurs passe de 1,8 millions à 5 millions en 1933, le NSDAP, le parti d’Hitler de cent mille membres en 1928 à un million quatre cent mille en 1933. On est tenté de croire que le parti a surtout mobilisé les victimes de la crise, alors qu’il a surtout progressé dans les classes moyennes, ceux qui se sont sentis menacés par la crise, le développement de l’économie moderne et la prolétarisation. Elle a aussi progressé parmi ceux qui ont une revanche à prendre contre la société bourgeoise qui les rejette. Une des causes du succès est un double discours : à la bourgeoisie qu’on dira défendre contre le désordre, aux victimes de la hiérarchie sociale auxquelles on promet la justice. (more…)

Quel origine, quel horizon ?

Quel origine, quel horizon ?

Nous ne sommes pas tous nés d’un homme et d’une femme, en tous cas, rien n’est certain. C’est le cas de Jésus lui-même qui devrait nous faire réfléchir. Tandis que Marie, mère de Jésus, bénéficierait, selon les catholiques, d’une Procréation Divinement Assistée, qui détiendrait la preuve que Dieu «dit le Père» serait un homme ou une femme ? Qui prétendrait que l’Esprit-Saint ayant engendré Jésus serait masculin ou féminin ? Les catholiques ont transformé une supposition en une vérité qui impose à la femme un choix de second rôle. Jésus, donc, aurait eu deux pères dont un adoptif, et une mère mi-biologique mi-adoptive, nous sommes loin de la famille traditionnelle…

C’est la morale qui tente de nous expliquer l’origine de l’homme, un noeud gordien. Dieu a crée l’homme, pas la femme et si l’homme et l’humanité désignent la même chose dans le langage courant, je pense que ce n’est pas tout à fait un hasard. Nous serions issus d’un être unique qui s’est engendré lui-même et sa toute-puissance l’empêchant de supporter une quelconque dualité se voit obligé de refuser l’égalité entre les hommes et les femmes, la loi salique, la place du père dans la famille en sont la démonstration. Si l’on considère toujours que Dieu est masculin, bien sûr. Il faudrait se prévaloir de la science pour réaliser que l’homme et la femme sont à l’origine de toute descendance, d’où le paradoxe puisque l’argument religieux contredit et ne peut admettre l’aspect scientifique de la procréation.

Notre société repose sur les lois issues de la Bible, premier code de la civilisation «moderne» où l’on était lapidé pour adultère, où la peine capitale était appliquée en cas de rapports amoureux pendant un cycle menstruel ou lorsqu’on tuait une femme enceinte même par accident. Il semblerait quand même que l’on ait abandonné pas mal de préceptes multi-millénaires. D’autres principes, en revanche, ont la dent plus dure. Plus de trois mille ans pour abolir la peine de mort, faudra t-il encore trois mille ans pour abolir toutes les condamnations de l’Eglise ?

Il semblerait que les femmes, grâce à leur statut d’« être inférieur » établi par le Clergé, bénéficient d’indulgences que l’on n’accorderait pas aux hommes, une situation qui, paradoxalement encore, donnerait l’avantage au « sexe faible ». La volonté d’une femme d’avoir un enfant semble outrepasser toutes les lois morales, sociales ou biologiques tandis qu’un homme se trouve confronté à une réalité d’une loi naturelle qui ne lui est pas favorable. Est-ce pour cette raison qu’il est principalement la cible de toutes les contestations ?

En dehors de la question religieuse, j’ai quelques doutes sur la sincérité de mes congénères. On ne peut pas dire que l’on est contre le mariage gay sans être homophobe. Si l’on acceptait une différence, on en accepterait ses effets. Ceux qui sont pour sauver les apparences ont certainement plus de talents pour cacher leur vraie nature, la religion serait un prétexte pour imposer sa manière de vivre et de penser : hétérosexuel, blanc et chrétien, voilà un modèle d’existence légitime…Toutefois, je ne crois pas, hélas, que le combat à mener envers la société dite bien-pensante se réduise à un seul front, la bataille semble être menée contre toutes les minorités.

Il est néanmoins intéressant de voir que le mariage gay a d’abord été établi dans les pays à dominante protestante, en tous cas avec une forte représentation ( ils sont seulement deux pour cent en France… ) : les pays-bas en 2001, les pionniers avec le Danemark qui ont été en 1989 les premiers à proposer un « partenariat », suivi du Canada, de l’Afrique du Sud, de la Norvège et de la Suède ainsi que bon nombre d’états américains entre 2003 et 2009. L’Espagne, en 2005 est l’exception où 60 pour cent des espagnols y étaient favorables, maintenant 70 pour cent ( il y a de l’espoir ! ), jusqu’à l’Angleterre dernièrement et l’Ecosse, aujourd’hui même, qui peuvent remercier Henri VIII.

Le temps ne suffit plus pour rapporter toutes les maladresses, le mot est faible,  de la Gauche aujourd’hui dans laquelle je ne me reconnais plus. Où sont passés le courage, l’honnêteté et la justice ? Les minorités, dans notre pays, ont encore bien du souci à se faire… La République, censée insuffler des valeurs de respect, d’amour, qui, à l’image de François Mitterrand et du risque qu’il avait pris concernant l’abolition de la peine de mort, devrait inciter chacun de nous à l’introspection, a proprement flanché dans la dernière ligne droite. Qu’est-ce que l’avenir nous réserve ? Affaire à suivre…

Ouverture du forum de la Philosphère

Venez ouvrir votre coeur et votre esprit. L’information et la réflexion qu’apporte chacun de nous, même le fait de nous informer et de contrôler une information, sont le fondement de notre liberté et les prémices de notre résistance à l’arbitraire. Venez et prenez. Si vous avez le temps, participez !!

http://laphilosphere.forumactif.org/

Notre code de conduite…

Notre code de conduite...

La chance est peut-être à notre porte. La République a donné une leçon d’amour que l’Eglise a du mal à assumer, le bien et le mal ne sont plus ce qu’ils étaient. L’Arbre de Vie a tremblé !

Je vois l’opportunité d’aborder des sujets autrement qu’à mots couverts, pourvu qu’on ait le temps de le faire. Remonter à Adam et Eve risque d’être un long voyage mais c’est bien le chemin que nous prenons. Je précise que je ne fais pas de prosélytisme, ni d’anticléricalisme,  j’observe seulement. Ce sont beaucoup d’aspects qui nous concernent dans notre totalité, tout semble être lié. Seul notre instinct de survie peut nous aider à trouver des réponses et si nous sommes en train de glisser sur la dernière pierre, c’est peut-être une chance pour nous tous. Peut-être la dernière.

Des forces contraires opposent notre moitié supérieure, dédié à l’esprit, à notre moitié inférieure que la première ignore. L’Eglise serait notre moitié supérieure, là ou notre culpabilité est acquise, et la République là où l’on n’a heureusement pas à apporter la preuve de son innocence. Nos deux moitiés cherchent en vain leur union, c’est notre intégrité qui est en jeu et notre santé. Je m’interroge d’ailleurs sur leur relation, notre relation, comme si nous étions une famille : Quel parent est l’Eglise ? La compagne de La République qui veille sur nous ? ou est-ce la Mère adoptive de la France qui vient nous taper sur les doigts ? Si nous admettons un instant que nous sommes enfants de Dieu et enfants de la République, nous sommes dans un rapport triangulaire, un équilibre de force où la majorité devrait l’emporter. Notre famille vit néanmoins des moments très difficiles; l’un qui défend, l’autre qui autorise : après plus de cent ans de séparation, c’est assurément le divorce qui les attend.

Nous avons besoin d’opposition, elle est la propre matière à notre survie. Nous sommes divisés ? C’est notre nature. Tout est divisé au moins en deux. Nous pouvons être tout et son contraire ( une chose, en elle, déjà bien compliquée ! ), aimer le sucré et/ou le salé, ou un bain plus froid ou plus chaud. Ce sont ces éléments opposés qui créent la substance, notre goût, ce sont aussi nos différences qui nous permettent de nous définir et de nous défendre. Notre société fonctionne comme un seul être, avec ses forces et ses faiblesses. On cherche la vérité, on la fuit. Je me tais ? Je parle ? Même si nous voulons être honnêtes, nous sommes toujours poussés à l’hypocrisie, tirés vers le bas par nous-mêmes ou par les autres, là sont nos résistances qui vont déterminer nos choix.

Mais il semblerait qu’on nous expose un autre choix, celui de ne plus en avoir. Les paradoxes semblent avoir pris le pas sur l’opposition. Sous couvert d’une économie en déroute, d’une contestation qui se généralise, la Droite risque de trouver toutes les raisons qu’il lui faut pour s’unir. Même sans la caricaturer, elle serait sûrement prête à accorder quelques concessions qui peuvent mettre dangereusement nos libertés en péril.

Notre société, pour s’organiser, s’est fondée sur le sentiment de culpabilité, elle devrait se fonder maintenant sur le sentiment de responsabilité. Le « tu ne tueras point » a t-il permis d’éviter des victimes ? Quelle est la portée d’un ordre ou d’une loi si elle n’est pas ( ou mal ) motivée ? Être responsable, c’est apprendre le bien et le mal, à peser le pour et le contre. Être coupable nous condamne à l’enfermement et sous-entendre que nous le sommes tous nous aidera encore moins. Je crois que l’aspect religieux, dans la situation actuelle, sert aussi de prétexte à masquer l’hypocrisie ambiante qui règne aujourd’hui : « le qu’en dira t-on » et l’ignorance gouvernent notre monde, bien plus que la Piété.

La contestation liée à la situation économique est l’arbre qui cache la forêt. Jusqu’à maintenant l’argent a pu colmater les brèches de notre société malade, il était une compensation. On en réclame sous peine de voir tout s’écrouler parce que personne ou presque ne sait vivre avec moins d’argent. A mon avis, depuis longtemps, l’économie est une espèce de monstre libéré de tout et qui n’est certainement pas aux mains de nos politiciens.

Si l’on pouvait informer une partie des contestataires de l’enjeu religieux qui se manifeste, du fait que bon nombre de contestations ne sont pas le seul monopole de la Droite, nous verrions peut-être le mouvement s’affaiblir. Nous pourrions, dans ces conditions, accéder à un débat légitime,  à un combat loyal. Aujourd’hui, des collectifs qui n’ont rien à voir entre eux se concentrent sur une volonté commune : détruire la gauche. Mobilisons-nous non pour la sauvegarder mais pour la transformer et la faire progresser.

J’ai conscience que l’excès de liberté est aussi néfaste que le manque de liberté mais je ne laisserais pas le premier venu décider de la limite entre les deux. En ce qui concerne les biens matériels, nous devons nous adapter et non pas chercher à retrouver ce que nous avions hier. Notre bien spirituel, intellectuel, immatériel est sans valeur sonnante et trébuchante mais il est sans limite.

En ce qui me concerne, j’ai choisi, je ne voterai ni bleu ni rouge mais blanc, ça sera un début. Ce n’est pas le blanc du lys, ce n’est pas un message subliminal raciste, c’est la couleur de la paix. Nous sommes à la croisée des chemins, c’est une circonstance entre la volonté de mieux respirer et la nécessité de manger moins qui nous est proposée. Quoi de mieux qu’un bon régime et un peu de sport, mais avec qui ?

Le Jour de Peine

La manifestation qui s’est produite dimanche à Paris, même si elle n’a pas eu le succès escompté par ses organisateurs, m’a paru d’un genre nouveau. J’ai été amené, les jours qui ont précédé, à regarder pas mal de vidéos, lire des articles, lire les commentaires des vidéos de Dieudonné et même participer à quelques vives discussions avec ses détracteurs ou ses fans.  Je souhaitais comprendre tout ce que je n’avais pas compris. J’ai adopté une position plutôt inconfortable en estimant qu’on pouvait être à la fois défendu et contredit. Mon attitude a concentré surtout des messages négatifs de la part des deux camps, peu de message positif… mais j’ai eu quelques éléments de réponse que je souhaite ardemment partager.

L’attitude à adopter, je pense, est de ne pas réagir comme le ferait un potentiel adversaire. Ne nous braquons pas, n’évitons pas de nous parler même si nous ne sommes pas d’accord, ne nous laissons pas piéger par notre propre sectarisme, en résumé n’ayons pas peur ! Seulement  l’état d’esprit qui rôde en ce moment pique ma propre opinion ( et mes propres revendications, allons jusque-là ! ) et me fait réagir, c’est pourquoi je me retrouve ici à vouloir m’exprimer mais mon but est aussi d’informer, alerter disons-le.

Pas moins d’une cinquantaine de collectifs étaient présents à cette manifestation.  Elle rassemblait apparemment ceux qui n’aiment rien ni personne. La responsable du Printemps  français nous dit : “nous unissons nos colères tout en respectant la colère de l’autre”. Là, est-ce qu’ on a le droit de rire ou pas ? Est-ce qu’on les laisse se taper dessus entre eux ou on les laisse s’entendre ? Ce sont des gens qui n’ont apparemment rien à voir ensemble mais  qui ne sont pas sectaires du tout quand il s’agit de se confronter à la Gauche et de demander la démission de Hollande. Personne ne sait trop qui est qui, mais pour combien de temps ? Aujourd’hui 50 groupes , nés en majorité de nulle part, de mille personnes dans les rues.  Et demain ?

Je me suis senti seul aussi lorsque j’ai cherché à connaître la position de la Gauche elle-même, la position de celles et ceux qui la dirige. Pas une info venant d’ ” en haut” au moins pour dire que c’est bien une manifestation de la droite contre la gauche, pour donner un peu le ton.  Non, silence radio jusqu’à samedi où les médias sur Internet ( ne parlons plus de la TV ) ont commencé à relayer l’information.  La gauche se tait pour éviter de faire des vagues mais est-ce la bonne attitude ?

Ne serait-il pas temps d’unifier notre parole au sujet de notre gouvernement, moins pour le mettre dans l’embarras  que pour contrer l’opinion de l’extrême-droite ?

C’est donc sur le  site du “Jour de Colère” que j’ai découvert, il y a quelques jours, l’origine catholique de la manifestation.  Les durs des durs parmi les catholiques essaient de calmer nos ardeurs. Ils ne sont pas très nombreux, direz-vous ? Oui, mais leurs alliances sont importantes, sûrement au-delà de l’extrême-droite. Une grande partie de la Droite est concernée aussi, au moins celle qui ne voudrait pas se fâcher de peur de se retrouver seule.

Puisque on nous oblige – ira t-on les remercier un jour ?- , nous pourrions réviser notre code de conduite, adapter la morale à la réalité dans les faits. Il y a urgence quant à la santé mentale de la France. Le XXIème siècle spirituel que l’on attend ( il est commencé, je suis inquiet… ) devra nous soigner d’une injonction paradoxale : Si nous sommes les enfants de la République et les enfants de Dieu, nous avons une mère qui nous donne le droit d’aimer qui on veut, de s’associer avec qui on veut. Une Autre, l’Institution de l’Amour,  qui édicte sévèrement ses lois telle une mère autoritaire. Une mère que l’on écouterait moins aussi. Si le Pape, lui, écoutait toutes les mères du monde parler de leur enfant, ensuite les pères. S’il écoutait les enfants parler de leurs parents, les personnes en fin de vie et les femmes qui ont dû avorter, il gagnerait une “autorité d’Amour”, la seule autorité  qui trouverait toujours la bonne parole.

Sachons que ce qui nous différencie, c’est notre vision de la société. D’elle dépend ensuite tout le reste. Si on ne se bat que sur le plan économique, on risque de laisser glisser tout ce qui la soutient, c’est à dire nous, nos convictions, nos rêves, tout ce qui n’est pas monnayable. La question de la religion n’est pas anodine et ne concerne pas seulement la religion chrétienne. Je pense que les comportements que l’on observe d’une religion à l’ autre ont un réel impact sur notre vie quotidienne et plus encore sur un individu face à un autre.

Informer, s’exprimer, échanger seraient nos meilleures actions. Notre capacité à aller voir ailleurs nous aidera, je voulais dire, à ce sujet, que l’on doit bien s’ informer et informer les autres sur ce qu’on lit ou ce qu’on entend, le passage de la TV  à l’ Internet-jungle peut faire aussi des dégâts. Si l’on doit se battre pour que tout le monde s’aime, ce qui est un comble quand même, faisons-le jusqu’au bout. Mais avec les mots, ce sera encore mieux.